COVID 19 – Nos vies valent plus que leurs profits

La crise sanitaire que nous traversons est inédite. Elle nécessite une réponse sociale et sanitaire d’ampleur. Or celle du gouvernement est d’un tout autre ordre. Elle se révèle avant tout répressive et régressive en terme de droits.

Alors que les gouvernements successifs avaient mis à mal les services publics, en premier lieu celui de la santé, Mr Macron s’est montré incapable d’annoncer un chiffre pour renforcer les hôpitaux et les services de santé. Par contre, il en a eu un pour sauver les entreprises : 300 milliards d’euros ! Pourtant, il nous disait il y a deux mois qu’il n’y avait pas d’argent magique pour les 25 milliards nécessaires aux caisses de retraite !!

Etat d’urgence capitaliste

La loi d’urgence sanitaire a donné les pleins pouvoirs au gouvernement. Complètement délégitimé depuis le conflit sur les retraites, celui-ci n’en espérait pas moins. Dans la lignée de sa politique précédente, il est apparu clairement que le véritable ennemi de sa guerre n’était pas le Covid-19, mais bien le Code du travail : possibilité pour les entreprises de déroger aux 35h, flexibilisation du travail de nuit et du dimanche, possibilité pour l’employeur d’imposer des congés (CP, RTT, CET) pendant le confinement…État d’urgence capitaliste

Aucune mention de l’interdiction des licenciements qu’avait évoquée Macron dans son discours.

Le message du gouvernement est clair : oubliez votre vie sociale, culturelle et familiale. Venez travailler, peu importe les conséquences sanitaires. Les mêmes qui refusaient la notion de pénibilité nous ont envoyé au front au mépris de notre santé. Mr Castaner et Mme Pénicaud étant les deux versants d’une même idéologie : « travaille et tais-toi ».

Parallèlement pour pallier à ses nombreux manquements, le gouvernement n’a pas hésité une seconde à faire la promotion des dons et du volontariat. L’indécence est sans limite.

 

Pôle emploi : la voix de son maître

Au début de cette crise, Mr Bassères a fait preuve d’un zèle incroyable pour contenter la ministre du travail. Refus obstiné de fermer les agences, alors même que des cas avérés de Covid-19 avaient été diagnostiqués. Tout juste une fermeture de deux ou trois jours pour un nettoyage plus important que d’habitude.

Face à cette irresponsabilité, les syndicats ont poussé la Direction Générale à prendre des mesures claires et de bon sens : fermeture de tous les sites au public et permanence minimum (uniquement pour relever le courrier et permettre le traitement des documents) assurée par des collègues volontaires. Toutes les autres activités devant être assurées en télétravail.

Il faut œuvrer sans relâche, individuellement auprès des collègues pour faire valoir ces simples mesures de bon sens. En effet, dans de nombreux sites les pressions se sont multipliées pour la réquisition des agents.

Cette période est un révélateur, il indique que c’est seulement en nous unissant que nous pouvons garantir nos droits.

 

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